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By Samuel Beckett

« Le livre est là sur ma desk, avec sa couverture blanche et le bleu du titre : Compagnie, et j'ai presque peur de ce qu'il y a dedans. Peur et envie et besoin d'entendre de nouveau l. a. voix connue, jamais vraiment connue, autre chaque fois. "Il ne pourra pas aller plus loin.., une expérience limite... Au-delà, il n'y a plus que le silence...", and so forth. On entend dire ça depuis des années, depuis L'Innommable, mais l. a. voix de Beckett est toujours là et les livres se succèdent, empiétant sur le silence ou, mieux, intégrant toutes les qualités, toutes les formes du silence, se raréfiant pour mieux se trouver, avec des airs de tituber, de se perdre, mais soudain lacérant notre espace, et dans un souffle le mot juste est là, avec toutes ses arêtes comme un prisme noir de basalte.

Donc, ce nouveau livre de Beckett, là, fermé encore. Histoire de l'apprivoiser, je le laisse un temps se familiariser sur ma desk avec mon petit gâchis group of workers (un mot cher à Beckett, ça). Compagnie, dit le titre, et déjà on se doute que c'est le livre d'une solitude, de l. a. solitude. Oui, "seul", tel est bien le dernier mot, que je m'en vais cueillir aussitôt après avoir lu l. a. première word : "Une voix parvient à quelqu'un dans le noir. Imaginer." Entre les premiers mots et le dernier tout le livre respire. Le clou du monosyllabe ultimate troue l. a. web page. » (Geneviève Serreau, Le Nouvel Observateur, 1980)

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Oui je me rappelle. Le soleil venait de se coucher derrière les mélèzes. Oui je me rappelle. Tout comme l. a. goutte pour mieux éroder doit tomber sans dévier sur le sous-jacent. Lors de ta dernière sortie los angeles terre était sous l. a. neige. Maintenant sur le dos dans le noir tu te tiens ce matin-là sur le seuil de los angeles porte refermée doucement derrière toi. Adossé à los angeles porte tête baissée tu t’apprêtes à partir. Quand tu rouvres les yeux tes pieds ont disparu et les pans de ton manteau reposent sur l. a. neige. l. a. sombre scène semble éclairée d’en dessous. Tu te vois à l’instant de cette dernière sortie adossé à los angeles porte les yeux fermés en attendant de te donner le départ. Hors de là. Ensuite los angeles scène à l. a. lumière de l. a. neige. Tu gis dans le noir les yeux fermés et te vois alors comme tu viens d’être décrit t’apprêtant à te lancer à travers cette nappe de lumière. Tu entends de nouveau le déclic de los angeles porte doucement refermée et le silence avant que puisse se faire le optimum pas. Enfin te voilà parti par les blancs pâturages égayés d’agneaux au printemps et jonchés de rouges délivres. Tu mets le cap comme toujours tout droit sur los angeles brèche dans l. a. haie d’épines qui en marque los angeles limite à l’ouest. Jusque-là depuis l’abord des pâturages il te faut normalement de dix-huit cents à deux mille pas selon ton humeur et l’état du terrain. Mais ce dernier matin-là il t’en faudra beaucoup plus. Beaucoup beaucoup plus. l. a. ligne droite est si familière à tes pieds qu’ils pourraient au besoin s’y tenir tes yeux fermés sans erreur à l’arrivée de plus de quelques pas côté nord ou sud. C’est d’ailleurs sans nul besoin sinon intérieur ce que normalement ils font et non seulement ici. automobile tu chemines sinon les yeux fermés quoique cela aussi l. a. moitié du temps du moins en les gardant fixés sur le sol momentané devant tes pieds. Voilà de los angeles nature tout ce que tu auras vu. Depuis le jour où tu baissas los angeles tête pour de bon. Le sol fugitif devant tes pieds. Tu ne comptes plus tes pas. Pour los angeles uncomplicated raison que c’est tous les jours le même chiffre. En moyenne d’un jour à l’autre le même. Puisque le chemin est toujours le même. Tu tiens compte des jours et tous les dix jours multiplies. Et additionnes. L’ombre de ton père n’est plus avec toi. Elle lâcha il y a longtemps. Tu n’entends plus tes pas. Sans entendre ni voir tu vas ton chemin. Jour après jour. Le même chemin. Comme s’il n’y en avait plus d’autre. Pour toi il n’y en a plus d’autre. Autrefois tu ne t’arrêtais que pour mener à bien ton calcul. Afin de pouvoir repartir de zéro à nouveau. Ce besoin supprimé comme nous l’avons vu celui de t’arrêter l’est en théorie aussi. Sauf peut-être au bout de l’aller pour t’apprêter au retour. Cependant tu le fais. Comme jamais avant. Non pas pour reason de fatigue. Tu n’es pas plus fatigué à présent que de tout temps. Non pas pour reason de vieillesse. Tu n’es pas plus vieux à présent que de tout temps. Et cependant tu t’arrêtes comme jamais avant. Si bien que pour le même cent mètres où tu réalisais autrefois un temps de trois à quatre mins il t’en faut maintenant entre quinze et vingt.

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